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Lundi 18 juin 2012 1 18 /06 /Juin /2012 15:59

Du 23 mai au 01 juin 2012

Oh, les femmes ont souvent ce qu’elles désirent à force de persuasion et de résistance : nous étions donc à environ 50 km de Java, il ne manquait plus que le franchissement de la mer de Bali pour atteindre enfin les terres que j’avais empruntées lors de ma jeunesse (Java), avec devant nous une quinzaine de jours jusqu’au 9 juin, date de fin du visa. Nous avions donc largement le temps de parcourir et découvrir Java, puis de partir pour une douzaine de jours vers le sud de la Thaïlande à Koh Tao ou Koh Samui, se faire dorer la pilule avant de terminer notre périple de 7 mois autour de l’Asie du Sud-Est.

1 MaumereIMG 0130Seulement il est vrai qu’après multiples recherches sur internet pour trouver un coin merveilleux en Thailande à un budget raisonnable, même en saison basse, ce n’est pas si facile. Et puis, je crois surtout que nous adorons l’Indonésie et que nous n’avions pas forcément envie de rester plus de 10 jours sur une plage sans rien faire. Donc la veille de partir à Java où nous avions déjà organisé le transport, Séverine qui rêvait d’aller à Florès (Ile située à l’Est de Bali) depuis 2 mois, mais nous n’avions pas pu par manque de temps à cause du visa, m’a donc envouté pour y partir.

Branlebas de combat, nous décidons donc de changer de destination, enfin on espère car sur internet, tous les vols sont complets pendant les 10 prochains jours. Mais bon, qui ne risque à rien n’a rien, nous partons le lendemain pour Sanur vers Kuta, à l’opposé de Java, à 4 heures de voiture vers le sud de Bali pour chercher une place sur un vol d’une compagnie aérienne, sans certitude. Nous renouons avec la moto pour nos recherches, en laissant les enfants dans la guesthouse regardant un dessin animé sur l’ordinateur, et après avoir parcouru trois agences de voyages sans succès, la dernière nous trouve des places pour le surlendemain, YES, nous partons pour Florès.

Reste cependant une incertitude, lorsque nous revenons le 7 juin à Bali, nous ne souhaitons plus aller en Thailande mais rester en Indonésie pour faire Java. Deux solutions peuvent être envisagées : un aller retour en avion jusqu’à Singapour ou Kuala Lumpur dans la journée pour avoir un autre visa à l’aéroport, mais cette solution est beaucoup trop cher. Ou l’extension de notre visa actuel. Je pars donc direction le service immigration à Bali tout confiant, avec mon plus grand sourire, et pas de chance, ils ont tellement de demande que l’extension demande environ une semaine. J’insiste pour savoir si avec un petit billet, cela irait plus vite, mais sans succès. Mince, nous ne pouvons pas rester une semaine à Bali à nouveau, nous voulons faire Java en revenant, à priori, il est peut-être possible de le faire à Florès en une journée !

Bienvenue à Florès, île située à l’extrême Est de Bali, très peu développée et peu touristique. 21 DSCN2227Florès devrait nous procurer satisfaction aussi bien par la gentillesse de la population, que par ses volcans et lacs volcaniques, ses gorges profondes, ses collines verdoyantes, ses rizières, mais aussi par ses spots de plongées et snorkling vers les iles de Rinca et Komodo. Cette île, dont le nom signifie « fleur » a été découverte par les Portugais au XVIème siècle, d’où les noms de famille portugais et  une religion catholique dominante à 85% sur l’île. Mais cette île est difficile à découvrir à cause du manque d’infrastructures routières et des moyens de transports peu développés. 

Nous atterrissons à Maumere, capitale administrative de Flores, possédant un aéroport assez petit avec ses rabatteurs à l’extérieur pour nous emmener à l’hôtel. Séverine avait réservé une chambre dans un hôtel à quelques minutes de l’aéroport, le Sea World Club, appartenant à une fondation chrétienne germano-indonésienne créée pour fournir du travail aux habitants. La fondation possède cinq centres autour de Maumere pour accueillir des jeunes avec des gros handicaps ou orphelins, pour les aider à se réinsérer dans la vie active dès qu’ils ont atteints l’âge adulte. Nous en visiterons un avec le Père Bollen, 82 ans environ, ayant commencé ses premières actions sociales il y a 50 ans à Florès. Il est connu de partout ici pour ses actions bénéfiques et charitables et pour le développement du christianisme dans la région, ainsi que toutes les actions entreprises pour lutter contre la Malaria et les maladies liées au paludisme et à la dengue.

On sent cette générosité extraordinaire en lui, notamment quand il arrive dans les centres qu’il a créé. Les enfants ont une reconnaissance, un respect envers lui ; on passe plus de 2 heures dans ce centre pour regarder la joie exprimée par les enfants devant les quelques gâteaux apportés par le Père. Avant de repartir, 6 MaumereIMG 0185les enfants nous chantent quelques chants religieux, une petite fille aveugle nous accompagnera jusqu’à la voiture pour nous envahir d’émotions avec sa voix si douce et belle.

Le Père Bollen, grâce à sa gentillesse, m’aidera à obtenir l’extension des visas à Maumere. J’ai besoin d’un sponsor et d’une lettre de garantie d’une personne habitant l’Indonésie, il me dépêche quelqu’un de la fondation pendant une demi-matinée pour m’aider dans les démarches administratives, et après quelques allers-retours entre le centre d’immigration, la fondation et le magasin pour des photocopies, nous voilà avec une extension du visa jusqu’au 9 juillet 2012 en Indonésie : YES ! (je rassure certains, nous revenons bien à la Réunion le 25 juin 2012).

A peine fini les problèmes administratifs, me voilà parti à la recherche d’un guide pour nos prochains 6 jours à Florès. Après quelques coups de téléphone et quelques rendez-vous à l’hôtel avec des guides, nous tombons d’accord sur l’un d’entre eux qui nous semble correct à un prix abordable. Ca y est, nous partons le lendemain pour découvrir enfin les terres de Florès.

1ère destination, la bourgade de Moni, entourée de pics volcaniques, agréable pour les treks et les balades en montagne, mais surtout pour ses trois lacs volcaniques, appelés lacs de Kemimutu, 12 Flores1qui possèdent des couleurs différentes tout au long de l’année grâce à la dissolution des minéraux. Debout depuis 4 heures du matin pour contempler ce volcan sacré, nous n’apercevrons que quelques secondes entre deux averses et un brouillard épais, deux de ses trois lacs. L’attente fut longue ; Séverine, qui attendait ce moment magique depuis quelques semaines, était très déçue lorsqu’elle a vu la pluie tomber en abondance, mais une petite récompense nous a été offerte malgré notre déception de ne pas avoir vu la région et ses montagnes ensoleillées.

Nous visiterons également quelques villages pour y découvrir la fabrication des Ikats, étoffes aux motifs élaborés dont les fils, avant d’être tissés, sont minutieusement noués et teints. Le procédé  est très complexe, et suivant les endroits, les tissus sont souples ou rigides, simples ou colorés. Les Ikats possédant le plus de motif sont portés en général lors des grandes occasions telles que mariages, deuils, etc. Bien évidemment, certains lieux sont touristiques, l’accueil est joviale quand on arrive mais très rapidement, le commerce reprend ses droits à des prix très touristiques. Il faut dire que nous avons vu des allemands achetés un Ikat à près de 80 euros alors que celui-ci ne doit couter que 10 ou 15 euros après marchandage, et que le salaire moyen doit être de 40 euros par mois ici : comment voulez-vous que le tourisme ne soit pas perçu comme une vache à lait dans ces conditions ?

2ème destination, Riung, village tranquille de pêcheurs d’une communauté de Bugis, qui s’étend le long d’une côte de marécages et de mangroves. La route d’accès est loin d’être facile mais le coup d’œil vaut le coup puisque  nous arrivons dans un parc marin de 17 îles splendides. Nous passerons deux jours tellement l’endroit est agréable : une journée pour visiter quelques îles aux alentours et faire du snorkling avec certains fonds bien plus beaux que certains sites qu’on nous avait conseillé dans d’autres pays. 34 DSCN2528 (2)Les enfants, quant à eux, consacreront leur journée à pêcher, nouvelle attraction du jour, à tel point que nous resterons une journée de plus pour qu’ils puissent pêcher toute une demi-journée, où seul le capitaine du bateau réussira à pécher plusieurs poissons (c’est une sacré technique pour que les poissons ne vous mangent que le poisson autour du crochet). Nous profiterons pour aller voir l’île aux renards volants (chauves-souris volantes immenses) qui sont frugivores. Il y en a des milliers, inimaginable, qui restent suspendus pendant des heures sur une branche d’arbre et lorsqu’ils s’envolent non loin de nous, cette scène est digne d’un film de Hitchcock.

3ème destination, juste avant de rejoindre Bajawa, nous irons dans une petite 33---Ile-de-Flores 0035école où nous aurons l’honneur d’être convié pour assister à quelques chants magnifiques de la part des élèves. Moment encore inattendu, tellement pleins d’émotions que nous irons acheter quelques cahiers et stylos pour leur offrir. Les enfants sont supers contents, et on peut l’imaginer quant on voit les conditions et les lieux dans lesquels ils étudient.

Nous arrivons à Bajawa, village à 1100 m d’altitude, encadré de volcans que nous ne verrons pas à nouveau à cause d’une pluie fine et surtout d’un brouillard épais et persistant. Je m’imagine à faire le Gunung Inerie (2245m) le lendemain, je me suis33---Ile-de-Flores 0097 réveillé à 3 heures du matin pour le monter, mais après 40 minutes de route pour arriver au pied du col, la pluie est trop forte, je rebrousse chemin. Quelle déception !  Décidemment, nous n’avons pas de chance avec les montagnes de Florès, qui devaient nous enchanter de part leur beauté. Nous visiterons dans la journée deux villages traditionnels animistes avec des significations très précises de leurs monuments en pierre (mégalithes funéraires) ainsi que leurs symboles et figurines en haut de leur toit en chaume.

Dernière destination avant d’arriver à Labuanbajo, du côté du Ruteng, nous pourrons apercevoir les cultures de riz en forme de toiles d’araignée, chaque parcelle étant partagée pour une famille du village avoisinant. Lors de la montée à pied vers le point culminant de la colline pour apercevoir ces parcelles, des enfants nous suivent tout le long, essayant de parler anglais et de nous poser pleins de questions sur nos origines, nos noms, nos âges…ce sont toujours les mêmes questions dans tous les villages traversés, avec toujours le même enthousiasme de la part des enfants mais aussi des adultes. Il nous est arrivé souvent de s’assoir avec le chef du village pour essayer de correspondre avec lui, des fois pendant plus d’une heure. L’un d’entre eux, dans un village paumé, possédait la carte de l’Europe et avait une connaissance des événements politiques en Europe !

33---Ile-de-Flores 0298J’ai été marqué aussi par certaines rencontres qui étaient admiratives de l’Europe. Je me souviens d’un gérant d’une petite guesthouse, qui voyait l’Europe, et notamment l’Allemagne et la France comme des puissances mondiales car nous possédions des grandes marques de sports, des acteurs et chanteurs connus et reconnus, le grand constructeur aéronautique Airbus, …mais surtout nos grandes vacances à rallonge, qui nous permet de dépenser tout notre « richesse », notre sécurité sociale, notre retraite, nos grandes entreprises !

Nous arrivons à Labuanbanjo pour y commencer notre 2ème partie du périple à Florès, et nous tirons très rapidement un bilan de ces quelques jours. Nous avons été enchantés de l’accueil de la population, qui nous salue à tout bout de champ, et qui découvre vraiment dans certains endroits le tourisme. Mais nous avons aussi été un peu déçu par la variété des paysages un peu monotone et par le manque d’endroits à visiter, ce qui rend un peu long les trajets. Mais peut-être aussi est ce le fait de deux faits marquants : le manque de chance quant à la météo qui ne nous a pas permis de contempler les paysages comme nous aurions dû les apprécier, et un guide qui connaissait parfaitement les prix des hôtels mais peut-être un peu moins des endroits atypiques sur l’île. Néanmoins, nous ne regrettons absolument pas notre séjour à l’île Florès.

 

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PHOTOS DANS DOSSIER « ILE FLORES »

 

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