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Samedi 30 juin 2012 6 30 /06 /Juin /2012 07:10

 

Du 8 juin au 22 juin 2012

 

Il nous reste une vingtaine de jour, pour retourner deux petits jours à Ubud, à Bali, le temps de trouver un chauffeur pour nous emmener à Java puis de nous relaxer avec quelques petits soins bénéfiques pour nous ressourcer avant notre retour. Nous sommes revenus à Agung Cottages, guesthouse avec une architecture balinaise que nous avions appréciée lors de notre premier séjour à Bali.

Comme d’habitude, les prix pour un chauffeur se négocient très durement, on passe de plus de 140 euros par jour à 50 euros par jour, dès que nous commençons à parler un peu indonésien ou qu’ils sentent que nous avons l’habitude de pratiquer le pays. Il faut dire que la saison n’est pas encore commencée, les prestataires de service ont « faim » et sont près à sacrifier leur prix pour gagner un petit bénéfice. Bon en même temps, les indépendants vivant du tourisme sont plutôt satisfait dans l’ensemble, leur revenus étant souvent supérieurs de 3 ou 4 fois par rapport à un paysan ou à un salarié artisan.

35---Java-Est 0037Nous voilà parti donc deux jours après vers Java, enfin, l’ile que nous voulions faire depuis la fin de Sulawesi, pour y visiter surtout ses volcans et y découvrir sa culture javanaise. Après quelques heures de route pour atteindre le ferry entre Bali et Java, traditions obligent, le chauffeur Cadek s’arrête pour aller prier devant un temple hindouiste pour lui porter chance durant cette longue route. Il avait bien pris le soin d’acheter des offrandes pour les dieux qu’ils vénèrent. Nous nous arrêtons dans un petit warung, qui ne paie pas de mine, pour manger un babi guling (cochon de lait rôti farci de piment), avant de monter dans le ferry pour s’installer sur des sièges en acier. Le trafic des ferries ne cesse entre Java et Bali, acheminant des chargements entiers de matières premières vers Bali mais aussi vers les îles de la Sonde (Sumbawa, Sumba, Florès, Timor), et bien évidemment le lot de touristes européens et indonésiens se rendant à Bali.

Après une dizaine d’heure de voiture, Cadek s’étant trompé de chemin, n’ayant pas pu monter le mont Ijen par sa face sud avec une simple voiture de tourisme, nous arrivons en soirée dans une guesthouse appartenant à un domaine possédant d’immenses plantations de café. Le temps d’avaler une soupe rapide, nous partons rapidement nous coucher car il faut se réveiller vers 4 h du matin pour monter le fameux mont Ijen.

Le plateau d’Ijen est une vaste zone volcanique entouré par trois cônes de l’Ijen (2368m), du Merapi (2800m) et du Raung (3332m). L’accès au site étant difficile et long, et la marche étant rude jusqu’au mont Ijen et son cratère Kawah Ijen, cela rend ce site bien moins touristique que le Bromo à l’ouest de celui-ci. Néanmoins, à 5 heures du matin, la marche est quand même rude surtout lorsqu’on a une certaine Lisa sur son dos. Il faut dire que c’est de ma faute, certaines porteurs voulaient la porter jusqu’en haut mais je n’ai pas voulu, surement par fierté mais aussi par complexe de prendre un porteur pour ma fille.

Pourtant pour eux, porter 15 kg sur le dos semble insignifiant. Volcan IjenEn effet, nous avons vu des dizaines de porteurs monter avec nous, mais nous envoyons déjà des dizaines d’autres redescendre avec leur chargement, des paniers remplis de soufre qu’ils ont récupérés dans le cratère Kawah Ijen. Ces paniers pèsent en moyenne entre 70 et 80 kg, parfois plus suivant l’âge du porteur, et deux à trois aller retour par jour. En général, ces porteurs retirent très tôt les 2 ou 3 paniers du cratère, les ramènent en haut du cratère avant d’entreprendre la longue descente vers la zone de déchargement . Ils essaient de retirer le soufre et le remonter en haut du cratère avant 10 heures du matin, car bien souvent, le vent se lève et renvoie les fumées de soufre sur eux même, se protégeant juste avec un simple torchon humide. Certains possèdent  un masque respiratoire offert par des touristes, qui n’est plus utile du fait de la validité de celui-ci. Et pourtant, ils ont l’impression que cela les protège, mais c’est plus par habitude, ils ne sentent plus le soufre.

Quel travail de titan, c’est impressionnant de les voir s’atteler à ce travail, avec une aisance et une joie déconcertante. Certains chantent, et quasiment tous sont heureux de voir les touristes arrivés pour les soutenir, les accompagner un bout de trajet et leur donner une petite cigarette ou un petit gâteau pour les réconforter. On discute avec l’un d’entre eux, qui parle un peu français, qui est venu de Bali avec sa famille pour gagner et économiser un peu de sous pendant plusieurs années. Pour ses 3 allers retours par jour, il gagne en moyenne 12 euros par jour, mais à quel prix ! Son rêve, retourner chez lui pour s’acheter une voiture et vivre du tourisme. Il nous décrit ces compagnons, celui-ci travaille ici depuis plus de 25 ans ! Et tout cela pour une compagnie chinoise qui utilise le soufre pour la fabrication de cosmétique, des médicaments, des engrais et des insecticides.  

Nos sentiments sont variés, passant par la joie de voir un cratère et son volcanique, ainsi que du soufre à l’état pur, mais aussi par la compassion de ces porteurs qui se détruisent leur santé de part la charge énorme qu’ils portent mais aussi les fumées toxiques qu’ils inhalent quotidiennement. Lorsqu’on s’approche du cratère où se trouvent le soufre, l’atmosphère est intenable pour un novice comme moi, même avec un torchon mouillée sur le nez et la bouche. On ressent alors dans ce moment là une pitié pour ces gars là, courageux pour quelques sous par jour !

Il est 11 heures du matin, et il faut partir pour rejoindre le Gunung Bromo (2392m), l’un des trois volcans qui ont émergé d’un vaste cratère de 10 km de diamètre, et non loin le Gunung Semuru culminant à 3676m, qui est encore en Bromoactivité et projette sa cendre régulièrement sur toute la caldeira. Le parc de Bromo est néanmoins entouré d’habitations et de plantations de légumes, sur des pentes vertigineuses. Les circuits sont bien rodés, nous partons à 3H30 heures du matin, en jeep, pour nous emmener dans la caldeira pour remonter ensuite vers un point où nous pouvons apercevoir le lever du soleil, avec le Gunung Bromo et Semeru juste en face de nous.

Nous n’aurons malheureusement pas le lever du soleil souhaité, caché par les nuages, mais les couleurs vertes du Bromo et son paysage lunaire sont splendides. Néanmoins, il ne faut pas se le cacher, se retrouver en masse avec des dizaines ou des centaines de touristes sur une plateforme bien aménagée mais étroite, gâche un peu le plaisir des yeux. Allez, ce n’est pas bien grave, nous redescendons en jeep pour monter le Gunung Bromo à pied. Mais une fois sur le site, des dizaines de chevaux nous attendent pour effectuer cette marche. Nous ne pouvons faire autrement que d’accepter deux chevaux pour les enfants qui s’étaient levé très tôt, à leur grand plaisir.

Les quelques jours suivants seront consacrés à la visite du centre de Java avant d’arriver sur Jogjakarta. Nous irons à Tretes, station climatique non loin de Surabaya, où des maisons secondaires sont magnifiquement bien agencées dans la colline. J’aurai voulu monter le Gunung Arjuna à 3339m et traverser vers Selekta, mais nous sommes arrivés bien trop tard pour organiser ces 2 jours de marche. Sur le chemin, nous nous arrêtons dans un centre de plantation de thé, très agréable pour y passer au moins une journée entière. Cette entreprise d’agrotourisme est idéalement située avec une vue panoramique, et propose des attractions diverses. J’essaie à nouveau de monter le Gunung Arjuna par la face Est cette fois-ci, mais au bout de 2H30, le guide ne trouve plus le chemin, nous sommes dans la brousse avec des herbes piquantes jusqu’au cou, nous sommes obligés de redescendre sans avoir pu monter au sommet !

Les enfants profiterons  également du nouveau zoo safari proche de Surabaya, sur la route de Malang (non indiqué dans le Lonely Planet car ce centre vient de s’ouvrir). La visite commence en voiture, avec tous les animaux que nous pouvons apercevoir traditionnellement (biches, lions, guépards, zèbres, singes, hippopotames, rhinocéros, ours, etc.) mais aussi d’autres moins courant (varans, buffles, orang-outangs, etc.). 35---Java-Est 0396Nous aurons un moment de frayeur lorsqu’un ours s’est dirigé vers nous pour monter sur la voiture, ou lorsque des zèbres, attroupés autour de la voiture pour être pris en photos (comme Madagascar 3 !) mais surtout pour les carottes que nous donnions, se sont mis soudainement à fuir ensemble en faisant exploser en éclat l’un des rétroviseurs de la voiture. Quelle leçon en tout cas, lorsque nous avons analysé l’attitude du chauffeur CadeK qui est resté très calme face à cette situation délicate, avec un flegme balinais ! Le moment fort sera sans aucun doute lorsque nous aurons dans nos mains et dans nos bras quelques petits lions et orang-otangs, adorables et mignons. Les enfants étaient tous excités et émerveillés de ce moment court mais intense.

Les trajets commencent  à devenir très long, nous avons hâtes de nous poser quelques jours à Yogjakarta pour profiter des derniers instants. Malgré tout, je rajoute un détour de 2 heures sur la route entre Malang et Solo, pour visiter une usine de Kretek à Kediri, cigarette locale à base de clou de girofle. Mais malgré notre insistance et notre volonté, nous ne réussirons pas à mettre un pied dans ces immenses bâtiments, il faut réserver à l’avance pour visiter mais nous n’aurons pas le temps de rester une journée de plus. Dommage ! Nous rejoindrons Solo pour y visiter ses boutiques de Batik, blog Javasous forme de sarong, chemises ou coussins pour canapé. Ce procédé est assez long et complexe si le travail est fait de façon artisanal : il consiste à dessiner sur un tissu les formes souhaitées, puis d’appliquer de la cire sur les parties que l’on ne souhaite pas teindre, qui sera retirée une fois la teinture imprégnée dans de l’eau bouillante. Des magasins entiers de batiks pullulent à Solo, mais également à Yogjakarta.

La ville de Yogjakarta possède un patrimoine artistique et intellectuel de l’île, avec une authenticité de la culture javanaise. Les visites obligatoires sont sans conteste les temples de Prambanan et de Borobodur. Le premier est réputé pour ses vestiges de la période hindoue à Java avec des sculptures raffinées tandis que l’autre pour ses splendides stupas, tout deux étant inscrit au Patrimoine de l’Unesco.

Bien évidemment, il faut également déambuler dans les rues de Jogjakarta en tuk-tuk et en calèche pour aller visiter le marché des oiseaux, les différents marchés typiques, les magasins de batiks et d’argent, et un spectacle de Ramayana qui représente la culture Javanaise, que seul Lisa a adoré pendant 1H30 !

Après ces quelques balades sous une chaleur torride, nous avions décidé de nous faire plaisir, pour cette dernière ligne droite avant le retour, dans un hôtel un peu plus confortable. Après quelques recherches sur Agoda, des prix sont abordables dans des hôtels 4 étoiles. Néanmoins, nous déchantons rapidement car arriver dans un hôtel luxueux en  sacs à dos et en short, même si c’est possible, ne correspondait pas à nos envies et à notre esprit du moment. Et nous avons bien fait, car nous avons trouvé une opportunité de dernière minute (désistement d’un autre), dans une petite villa indépendante avec petite piscine individuelle : les enfants étaient heureux de renouer avec la cuisine, possédant leur propre chambre. Enfin, un endroit de rêve pour terminer ce périple, pour se souvenir de nos expériences, pour se préparer au retour.

 

35---Java-Est 0845

 

PHOTOS DANS DOSSIER « JAVA EST et CENTRE »

 

 

 

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