DERNIERS COMMENTAIRES

  • Flux RSS des articles

LIENS

  • Famille Ducasse
  • Famille Fred et Marlène
  • Famille Dagicour
  • Famille Fabien et Carole
  • Site pour des voyages avec enfants
  • Site pour baroudeurs
Vendredi 22 juin 2012 5 22 /06 /Juin /2012 18:28

Du 2 juin au 7 juin 2012

Nous avons rencontré des Français, Bernard et Michèle, un couple de jeunes retraités, à Bajawa, qui effectuent le même trajet que nous jusqu’à Labuanbajo. Très grands voyageurs de longues dates, nous sympathisons rapidement avec eux et nous décidons ensemble d’effectuer les trois prochains jours sur un bateau de pêcheurs pour visiter les îles Rinca et Komodo. 34---Komodo---Rinca 0018Dès l’arrivée à Labuanbajo en soirée, nous montons sur notre bateau pour y dormir sur le ponton, installés sur des petites mousses avec un drap et une petite couverture. Nous dormirons dans le port pour la première nuit.

La nuit fut calme jusqu’à 4 heures du matin, heure à laquelle un paquebot arrive en klaxonnant pendant plusieurs minutes, suivi de la mosquée à 5 heures du matin puis de quelques vagues secouant le bateau. Au petit matin, nous découvrons les collines verdoyantes aux alentours, avec un lever du soleil splendide, et une eau bleue déjà magnifique. A peine levé, Bernard commence à parler, et on ne l’arrêtera plus jusqu’au soir, mais ces histoires sont tellement passionnantes.

Nous voilà parti pour 3 jours, juste à se laisser bercer par le mouvement des vagues et à contempler ce fabuleux parc classé au Patrimoine de l’Unesco, avec ses paysages grandioses. A peine fini le petit déjeuner, nous nous dirigeons vers l’île de Rinca pour essayer d’y apercevoir des varans. Normalement, nous devrions en découvrir, il y a en plus de 3000 de mémoire sur l’île, ils sont plus petits qu’à Komodo mais plus nombreux. Nous arrivons au bureau du parc pour payer le droit d’entrée, plus les taxes, plus le droit de prendre les photos, plus le guide : que de tickets pour visiter le parc ! 34---Komodo---Rinca 0308

Séverine m’avait dit que certains varans ont déjà attaqués, blessés et/ou tués certaines personnes pendant les visites. Je ne l’avais pas cru mais un panneau recense chaque année au moins une attaque d’un varan, surtout dirigé vers les guides ! Je commence à avoir peur, surtout par rapport aux enfants, qui sont la proie facile de ces bestiaux. Et lorsque nous rencontrons nos guides pour la visite avec juste un bâton fourchu, je me dis que la visite devrait être stressante. Mais très rapidement, ils nous disent la conduite à tenir au cas où un varan venait à nous attaquer : surtout ne pas bouger !!!!!! Mais bien sûr !

Parc national des KomodoSoudain, au loin, nous apercevons un, puis deux, ….puis environ une dizaine de varans, tranquillement installés sous des arbres ou sous quelques maisons sur pilotis, attendant patiemment un touriste ….enfin, j’espère que non ! les guides nous accompagnent à chaque mouvement pour être sûr que l’un d’entre eux ne nous attaquent pas. Il faut dire qu’ils sont assez gros et vifs pour ne faire qu’une bouchée de nous. Sachant qu’ils courent à 18 km/heure et qu’ils arrivent à bondir à 2 mètres de hauteur, on ne fait pas les malins même sur le palier de la maison sur pilotis. Pourtant ils ont l’air si calme !

Nous aurons de la chance d’apercevoir également pendant le trajet, alors qu’il est quasiment 13 heures, des petits varans, assez rares en général. Ces derniers se séparent de leurs mères rapidement car ils se font manger par celles-ci sinon. Ils ont l’instinct chausseur dès la naissance, et il ne manque pas de gibiers sur l’île où nous verrons des buffles, des biches, des cerfs. Nous rencontrerons des français faisant la boucle en sens inverse, qui n’avaient toujours pas vu de varans dans le parc. Avec le bon esprit français, ils crient au scandale, à l’attrape touristes ….sauf qu’il est 13 heures avec un soleil de plomb et que les varans sont souvent cachés à cette heure là. Nous rassurons nos compatriotes français, en leur indiquant un endroit où ils pourront apercevoir des varans.

 

34---Komodo---Rinca 0481

 

Après cette petite visite effrayante mais attirante, place aux plaisirs du snorkling où les fonds sont merveilleux par endroits. Ce sont, je pense, les plus beaux fonds que nous ayons vu pour l’instant depuis le début du périple. J’ai eu de la chance de découvrir toute cette faune et flore marines avec ma petite femme, qui je le rappelle, avec une peur terrible de l’eau il y a encore quelques mois ! Les coraux déploient d’extraordinaires couleurs, des formes et textures tellement différentes. DSCN2595Et surtout, grâce aux courants, des bancs de poissons par groupe de 30, 40, 50 sont regroupés entre eux pour attendre, la gueule ouverte les micro-organismes et le plancton arrivés à eux. Les poissons sont bien nourris, ce sont les plus gros que nous ayons vu pour l’instant, notamment les poissons Napoléons….mais aussi des poissons trompettes, des poissons lions, des raies à points bleus, une tortue, des poissons clowns fabuleux…..

Nous ferons découvrir à Michèle une fois les fonds marins pendant plus de 2 heures, elle qui avait une frousse terrible de l’eau et qui ne pouvait pas contenir cette peur. Néanmoins, après avoir détruit ma main gauche et celle de droite de Bernard pour l’accompagner depuis le bateau jusqu’au bord de plage, ce fut une victoire sur elle-même, une revanche sur un passé familiale dramatique. DSCN2601On fêtera cela avec une Bintang, bière locale indonésienne vendue souvent en 75 cl (grosse bouteille), et quelques gâteaux apéritifs pour contempler le superbe coucher du soleil à l’horizon, sur le bateau. Et parce que nous sommes en vacances, nous nous laisserons servir nos plats sur le bateau, préparés délicieusement par le capitaine, dommage que nous n’ayons pas mangé plus de poissons que cela, amis l’endroit était si merveilleux que nous ne voulions pas faire les fines bouches ! Et puis, Bernard nous faisait oublier ces détails avec ses anecdotes de voyages jusqu’au coucher.

Bonne nuit à tous, il est presque minuit, trois générations différentes sont sur le point de dormir, mais quelques heures après, vers 4 heures du matin, nous voilà en train de dériver à cause du courant. Le capitaine et son acolyte remontent ce qui sert d’ancre, allument le moteur pour rejoindre l’autre rive beaucoup plus calme. Les iles du Komodo et les alentours sont réputés pour subir des courants marins puissants, et surtout changeant en quelques minutes, d’où la nécessité d’avoir une surveillance constante des fonds.

J’en ferai l’expérience quelques jours après lorsque j’irais plonger à Crystal Rock ou Castel Rock, deux sites situés et réputés au nord des iles de Komodo. Le courant est tellement fort que nous sommes parachutés en pleine mer en amont du courant et en quelques secondes ou minutes, nous arrivons sur le site de plongée, un énorme récif qui nous permet de nous protéger à l’arrière de celui-ci. En fin de plongée, pour effectuer nos 3 minutes de paliers à 5 mètres de profondeur, DSCN2775certains ne résisterons pas à la force du courant même derrière ce récif, se laissant projeter et expulser vers la surface pour y être récupérer par le bateau. Le moniteur nous raconte qu’un jour, des plongeurs sont remontés après 50 minutes à plus de 300 mètres du lieu initiale à cause du courant, et que l’équipage du bateau ne les ayant pas vu, se sont laissés déportés sur plusieurs dizaines de kilomètres atterrissant sur l’ile de Rinca au milieu des varans. L’histoire se termine bien, ils sont récupérés sain et sauf.

En tout cas, la plongée sera aussi merveilleuse que le snorkling, moment magique lorsqu’une raie aigle apparait devant nous, d’une envergure d’environ 2,5 mètres, et se met à tourner autour de nous pendant quelques minutes. Ces « ailes » se déploient de manière majestueuse,  je voudrais rester en cet endroit pendant des heures pour la contempler mais il faut partir pour découvrir et apercevoir tous les autres bancs de gros poissons qui pullulent dans tous les coins. Au loin, soudain, un requin fait son apparition, nous sommes tous en train de le pointer du doigt pour le signaler aux autres plongeurs. Nous sommes ravis d’en avoir vu au moins un car comme beaucoup d’entre nous, c’est la première fois (enfin, 2ème pour moi, car j’ai oublié de vous dire que je me suis retrouvé, tout seul faisant du snorkling, à Riung à Florès devant un requin d’environ 1 mètre qui passait devant moi, à environ 3 mètres seulement ! Quelle frousse pour retourner aux bateaux !).

34---Komodo---Rinca 0601Avant de repartir des îles de Komodo, un petit tour dans le village de Komodo où nous pensions rester quelques minutes, mais celui-ci est tellement accueillant que deux heures ne suffisent pas pour en être rassasier. Hugo s’amuse à courir avec des copains du kampung (village), qui lui saute dessus de temps en temps pour évaluer sa force, tandis que Lisa en a après les poules, les chèvres, les canards. 34---Komodo---Rinca 0537Nous essayons de discuter un peu, mon indonésien s’améliorant un peu de jour en jour, et apprenons que ce village ne vit que de la pêche et d’un peu d’artisanat de bois pour la fabrication de varan. Le village est animé, on y transporte de l’eau provenant du puits, des femmes reviennent de la rivière avec leur linge lavé, des hommes sculptent pendant que d’autres femmes préparent à manger et s’occupent de leurs rejetons. Nous repartons avec un heureux souvenir de ce petit village accueillant, soumis de temps à autres aux attaques de varans, parfois mortelles.

Après avoir apprécié pendant ce périple de 3 jours sur un bateau de pêcheur, aménagé sommairement pour les touristes, est venu le temps des au revoir avec Bernard et Michèle, avec qui nous avons fort sympathisés. Nous les reverrons surement dans d’autres circonstances bien évidemment. Quant à nous, il nous reste 3 petits jours à Labuanbajo dans un petit hôtel charmant pour profiter du bonheur de la vie. Quelques devoirs néanmoins pour Hugo qui doit se préparer pour son examen dès notre retour à la Réunion.

 

PHOTOS DANS DOSSIER « ILE KOMODO - RINCA »

Retour à l'accueil
 
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Signaler un abus - Articles les plus commentés