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Dimanche 6 mai 2012 7 06 /05 /Mai /2012 03:02

 

Du 10 au 19 avril 2012

Dernière étape avant de découvrir enfin l’Indonésie, mais il nous faut attendre encore 2 jours à Tawau à Bornéo côté Malaisie, avant de prendre le bateau et l’avion en direction de Sulawesi. Nous en profiterons pour lire nos mails, télécharger les photos et un article pour le blog, pour se faire couper les cheveux, et surtout obtenir les visas à l’ambassade d’Indonésie qui se trouve à au moins 3 km de la ville, à priori pour embêter le monde !

Des centaines de personnes attendent pour, je pense, avoir une obtention ou une prolongation de visa, et je me dis que j’en en aurais pour des heures de patience. Il n’en ait rien, un officiel me dit de passer à un guichet spécial (cela doit être pour les touristes ?), et  en moins d’une journée, avec 2           allers-retours, me voilà en poche avec un visa touriste pour 2 mois et non un mois comme dans la plupart des aéroports d’entrée.

Nous voilà rassurés, pour quelques instants, car le lendemain matin, lors de la réservation du bateau pour le jour d’après pour Tarakan, ville d’étape pour prendre l’avion, on nous apprend qu’il n’y aura pas de bateau et qu’il faut partir ce jour, c'est-à-dire dans moins de 40 minutes. Précipitations, je cours dard-dard en direction de l’hôtel récupérer les bagages, Séverine et les enfants. Il fait chaud, très chaud mais il faut faire vite si on ne veut pas manquer le bateau ni par conséquences l’avion le surlendemain. Je quitte l’hôtel sans y être mécontent car la veille, un rat dans la salle à manger sautait de partout sous les tables pendant que je téléchargeais des photos pour le blog (dur job que nous faisons !).

29---Sulawesi-sud--Indonesie- 1208Nous passons à temps la douane, où des dizaines d’Indonésiens ou Malaisiens ( ?) se font refouler pour traverser la frontière, et se font malmener par les autorités. Des femmes prennent la place assise de Hugo et Lisa comme un droit, nous arrivons peut-être dans un pays difficile, à l’instar du Vietnam, espérons que non. Pour accéder au bateau, tout le monde nous pousse, Séverine commence à en avoir assez qu’on lui marche sur les pieds, elle soupire fortement mais rien y fait, les gens sont un peu excités à la frontière. Il en sera de même pour prendre le bateau « rapide » (15 km/heure !) où des centaines de cartons et paquets sont chargés dans les soutes par des porteurs, alors que nous nous installons dans un endroit clos pour environ 4 heures de voyage.

Tarakan, ville étape en Indonésie (ça y est, nous y sommes), situé sur une île où nous aurons du mal à trouver un hôtel propre. En effet, en Indonésie, à priori, on trouve soit des losmens (chambres simples et petites, très sommaires avec souvent la possibilité de ne mettre qu’un grand lit, et rangées les unes à côté des autres en carré), soit des hôtels un peu plus sophistiqués à des prix exorbitants pour une simple chambre un peu plus grande, dont le petit déjeuner consiste à du riz frit (nasi goreng) et quelques pâtes. Les connexions internet sont très lentes quelques soient l’endroit, quand elles existent, et nous mettons environ 10 heures pour télécharger 70 photos pour le blog ! Nous sentons tout de suite que nous venons de changer de pays, est ce que l’Indonésie va être une destination « galère ».

Après 2 changements d’avion, et 3 jours de voyage et attente pour atteindre enfin Sulawesi, 16 millions d’habitants, notre but est de trouver un guide à Macassar (ex Ujung Pandang). La mosquée située à moins de 100 mètres de notre guesthouse nous réveille à 4 heures du matin tellement les haut-parleurs sont réglés au maximum, histoire que même un sourd puisse l’entendre. Et au cas où nous ne l’aurions vraiment pas entendu à 4 heures du matin, d’autres horaires sont prévus à 7H, 12H, 17Het 20H environ ! Difficile de comprendre ce phénomène quand on sait que seulement 75 % sont musulmans, parfois moins dans certains endroits de Sulawesi, et que de plus en plus de jeunes, à l’instar de l’Europe pour le christianisme, délaissent la religion pour diverses raisons.

Après avoir failli signer à deux reprises avec deux agences de tourisme, et à force de persévérance, nous trouvons, via internet, enfin un guide local très réputé, nommé Topik, parlant français. Il nous concocte un petit programme comme on les aime, dans des coins non touristiques, afin d’échanger au maximum avec la population. Le premier contact est super, il nous met à l’aise et les premiers rires arrivent au bout de quelques minutes. Neuf jours à ne s’occuper que de nous et à se laisser aller dans la culture indonésienne, sans avoir besoin de chercher un hôtel ou un transport pour le lendemain, ouah, quel bonheur !

Sud Sulawesi8Destination le sud de Sulawesi pour visiter les plantations de café, pour découvrir la côte sauvage et pour rejoindre Bira, village proche de la mer pour une petite journée bateau et snorkling. Premier soir, nous logeons chez l’habitant, de la même famille que notre chauffeur, qui nous reçoit comme des rois. Nous sommes surpris de l’accueil plus que chaleureux, nous sommes seulement les deuxièmes touristes à venir ici. Toute la famille nous attend, y compris les cousins, ce qui fait à peu près une quinzaine de personnes. Après avoir pris quelques gâteaux locaux très bons et un bon thé sucré, nous passons à table pour un repas gargantuesque : poissons, soupes, riz, viandes, ….succulents : ils ont préparé un repas de fête. Comme le veut la tradition en Indonésie, même si nous sommes surpris et gênés, les invités mangent en premier, suivi du père de famille (seul ou avec d’autres hommes), puis de sa femme et ses amies. Cela nous choque presque de voir les hommes manger avant et sans les femmes, comme cela doit les choquer de nous voir manger tous ensemble en famille.

Topik nous explique que les traditions dans beaucoup d’ethnies sont maintenues, notamment dans les villages, et ceux de la ville reviennent visiter leur famille en campagne en cas d’événements spéciaux. Nous sommes chez les Bugis, ethnie populaire dans le sud de Sulawesi mais aussi dans d’autres régions d’Asie de part leur esprit voyageur dû à leur métier de pêcheur à l’origine. C’est pourquoi on retrouve encore les traditions d’antan où le jeune garçon choisit encore sa femme, souvent très jeune (15 ans) pour se marier, en demandant la permission aux beaux-parents. Si les parents de la fille accepte, une dote sera donné de la part du fils profitant à la famille de la fille dont une partie pour la cérémonie du mariage.

Le lendemain matin, une petite cérémonie pour un baptême est prévue au programme chez un de leur voisin. Après un petit déjeuner copieux, nous sommes obligés de manger à nouveau, par politesse, pour cette invitation. Après plus d’une heure, nous quitterons cette petite famille très sympathique et accueillante, les enfants seront tristes de quitter de si tôt leurs copains avec qui ils avaient pu renouer avec la playstation. Séverine aurait bien voulu assister à un accouchement avec la femme de maison qui est sage-femme pour le village, mais pas de naissance en vue, dommage.

Sur le trajet29---Sulawesi-sud--Indonesie- 1290, nous nous arrêtons dans un village spécialisé dans la fabrication de bateaux de pêche, de croisière et de luxe. Certains sont commandés depuis l’Europe ou l’Amérique, demandent environ 8 à 12 mois sur terre pour être fabriqués et 3 à 5 mois pour la finition en mer. Ces bateaux peuvent se vendre jusqu’à 150 000 euros voir plus, alors que les conditions de sécurité sont sommaires et précaires et les hommes portant des habits modestes ! Mais ces hommes sont des artistes, ils arrivent à construire un bateau de luxe sans plan, sans modèle, juste avec l’expérience de père en fils : il n’est pas nécessaire d’être ingénieur !

Nous arrivons enfin à Bira, village très paisible et agréable hors saison. Le coucher du soleil est formidable, se reflétant sur cette plage au sable blanc, longue de quelques centaines de mètres. Une grande journée est programmée pour demain pour rejoindre une petite île de pêcheurs en face de nous. Nous rencontrons le pêcheur qui va nous emmener, avec son vieux taquot. Topik, dès le début, se met en avant du bateau, recroquevillé sur lui-même : il a une peur terrible de l’eau. Il faut dire que la mer est agitée de ce côté-ci pour le démarrage, et pendant 20 minutes, le bateau se balance de gauche à droite, où nous sommes obligés de nous accrocher à celui-ci afin de ne pas être éjecté. Cela nous a valu quelques regards effrayés entre Séverine et moi, mais le calme est revenu très vite quand nous avons dépassé la baie côté Est.

Une petite journée tranquille est prévue à faire du snorkling, à visiter les quelques familles de pêcheurs dont certains préparent déjà des centaines de petits gâteaux et plats pour une fête dans une semaine, à examiner le tissage manuel pour des paréos ou sarongs, à choisir notre poisson pour notre déjeuner au bord de la mer : sympa non ! Le moment le plus comique sera lorsque nous devrons emprunter un petit radeau pour atteindre un bassin à langouste, DSCN1717notamment lors du passage de Topik qui a eu une frayeur monstre de tomber dans l’eau.

Lorsque nous reviendrons à Bira, nous profiterons tous ensemble de la mer au sable blanc, dont la température est à 31 °C. Des étudiants d’une école islamique de Macassar fêtent leur fin d’examen et appellent Hugo et Lisa pour s’amuser dans l’eau. Les enfants se feront porter et balancer d’un bras à un autre pendant des heures, les étudiants n’arrêterons pas de les prendre en photos, et pendant ce temps, nous discuterons et rigolerons avec certains d’entre eux de la vie quotidienne, de leur jeunesse, leur école, leur girlfriend !  L’Indonésie commence vraiment à nous plaire.

Prochaine destination, Sengkang, ville étape avant d’atteindre la région centrale des Torajas. Sur le trajet, Topik connait encore de la famille, il s’arrête pour leur faire un coucou, et bien évidemment, nous sommes contraints et forcés de rester pour le déjeuner, encore très copieux, préparé en un temps record grâce à trois petites femmes dévouées. Nous sentons à nouveau cet honneur pour eux de nous recevoir, et nous ne pouvons refuser. Leurs hommes sont partis aux champs tandis que dans le jardin, des cacaotiers surgissent de partout. C’est la spécialité de la région même si ces dernières années, ils ont été touchés par une maladie qui a réduit fortement la production et l’exportation du cacao. 

A nouveau, nous voilà à saluer une autre famille indonésienne fort sympathique, et sur la route, nous nous arrêtons pour voir ces villages spécialisés dans le concassage de pierre. Seulement voilà, à la différence de chez nous, le trommel n’est pas d’actualités, il s’agit d’hommes, souvent de femmes, qui prennent un par un les pierres pour les briser avec un marteau. On ne parle absolument pas de sécurité bien évidemment, sans masque de protection, juste une petite paire de gants en coton !

Après quelques heures en voiture avec notre guide Topik qui essaie de se décarcasser pour nous donner le maximum d’information sur les traditions et cultures du pays, mais aussi les quelques petites anecdotes avec les touristes, il a prévu de nous faire dormir chez un pêcheur dans une maison sur pilotis, mais n’est pas très sûr que les toilettes soient appropriés. La deuxième fois et donc la dernière fois qu’il a emmené des touristes, ces derniers ont refusé d’y dormir à cause des toilettes à l’extérieur. Il nous propose donc un bel hôtel avec piscine, que nous refusons pour s’imprégner encore plus des familles sulawesiennes.

29---Sulawesi-sud--Indonesie- 0137Et bien mal nous en a pris, ce sera notre meilleure adresse. La femme de maison est adorable, sa maison est très bien entretenue, les draps sont très propres, et sa cuisine est savoureuse. A force de manger comme cela, nous allons reprendre des kilos, c’est sûr ! Seul bémol, pour une famille de pêcheur, il n’y avait pas de poissons au repas (mais bon, la pêche est aléatoire). Ils ont deux filles qui ont des examens officiels le lendemain mais qui sont présentes néanmoins pour prendre quelques photos de nous et surtout des enfants. Nous terminerons la soirée à jouer aux dominos, le père de famille étant champion de la région. Il a déjà gagné quelques coupes, et quasiment tout l’électroménager de la maison. Autant dire que je n’ai pas parié ma voiture ni ma montre !

Le lendemain, un petit tour de quelques heures autour du lac permettra d’atteindre des maisons radeaux de pêcheurs. Nous sentons qu’ils sont très pauvres, un peu rustres, mais surtout anxieux car d’ici quelques années, le lac risque de s’assécher à cause d’un projet de barrage en amont. Nous rentrons chez une cousine au pêcheur qui nous a reçu, mais nos voyons bien que la gaieté n’est pas à l’heure du rendez-vous. Elle explique à Topik que son mari vient de la tromper, et qu’elle ne peut rien faire à part accepter cette situation : triste sort que de devoir subir cette vie sans pouvoir la diriger !

C’est l’heure du départ de chez la famille du pêcheur, nous sommes attristés de quitter ce lieu où nous nous sentions en famille mais Topik nous a prévu un autre programme très serré. Nous les saluons très chaleureusement et recommandons à Topik d’amener d’autres touristes dans cette famille ; et quand aux toilettes (à la turque), il n’y a aucun problème, ils ont été refait et sont accessibles depuis la maison !

Nous avons passé 3 jours de voyage pour nous rendre à Sulawesi, mais la première partie du périple ne nous fait absolument pas regretter ce choix. L’incursion au sein des familles est splendide, surtout avec un guide comme Topik qui a le sens du partage et qui facilité drôlement les échanges. C’est ce que nous attendions depuis le Laos, et que nous n’avions pas eu l’occasion de refaire en Thaïlande, à Singapour ni en Malaisie.    

 

UN GRAND MERCI A TOUS LES LECTEURS, AMIS, FAMILLES, QUI LAISSENT DES MESSAGES SYMPATIQUES EN REPONSE A NOS ARTICLES, DONT CERTAINS SONT DROLES D’AILLEURS !

 

PHOTOS DANS DOSSIER « SUD SULAWESI »

 

 

 

 

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